L'Opéra Orchestre National Montpellier retrouve son directeur musical Roderick Cox pour une soirée entièrement consacrée à Brahms au Corum. Le pianiste sud-coréen Sunwook Kim se joint à l'orchestre en tant que soliste, apportant à son jeu à la fois puissance et transparence.
Le programme s'ouvre sur le Concerto pour piano n° 1 de Brahms (1858), une œuvre orageuse et ambitieuse sur le plan symphonique, issue de la jeunesse du compositeur — presque un poème dramatique où le piano et l'orchestre se livrent un combat acharné. Cette pièce est née d'une profonde angoisse personnelle et fut dédiée à son ami Robert Schumann.
La seconde partie présente la Symphonie n° 2 de Brahms, composée deux décennies plus tard, dans la pleine maturité de son génie créateur. Contrairement au concerto, la symphonie rayonne de chaleur, de lumière pastorale et d'un sourire doucement mélancolique — un cheminement de la tempête vers la sérénité, au sein d'un même génie compositionnel.